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L'histoire du 1er mai :
29.04.2003
Par le Collectif Bellaciao
http://www.bellaciao.org
Le XIXe siècle voit la naissance de la classe ouvrière.
La prolétarisation du travail se développe
au fur et a mesure que la mecanization industriel vient remplacer
les anciennes formes de production.
Les employeurs sont les maîtres absolus des entreprises
et les conditions de travail sont
misérables.
Les journées de travail comportent souvent 15 a 16
heures par jour sans repos hebdomadaire et encore moins annuel.
Des enfants de 6 ans travaillent souvent dans les usines
et les mines, des femmes sont employées au fond de
la mine et a des travaux pénibles et insalubres. Les
ouvriers n'ont pas le droit de s'organiser.
Le "droit de coalition" est seulement reconnu en
1824 en Grande-Bretagne, en 1864 en France (mais il faudra
attendre 1884 pour le syndicalisme), en 1869 en Allemagne.
Dans la seconde moitie du XIXe siècle et jusqu'a la
première guerre mondiale, la population
industrielle continue de croître constamment.
Entre 1895 et 1914, le nombre d'ouvriers passe de 5 a 7 millions
aux Etats-Unis, de 8 a 12.500.000 en Grande-Bretagne, de 3
a 4.500.000 en Russie. En France, la population ouvrière
était en 1866 de 5.575.000 hommes et 3.385.000 femmes.
1831 : la Révolte des Canuts
La révolte des Canuts, à Lyon, en Novembre
1831, fut la première insurrection sociale
caractérisée, au début de l'ère
de la grande industrie.
Elle a pour origine la baisse des salaires depuis les meilleures
années de l'Empire.
Les Canuts (ouvriers de la soie) veulent profiter de la reprise
de la vente des soieries, après
1830, pour obtenir la fixation d'un tarif minimal pour le
prix des façons. Une délégation de
patrons et d'ouvriers, réunie sur la proposition du
préfet le 25 Octobre, établit un tarif et
confie au Conseil des Prud'hommes la charge d'en surveiller
l'application.
Mais l'intervention du préfet a été
mal vue par un certain nombre de fabricants, qui tiennent
son attitude pour démagogique, et les concessions de
leurs représentants pour des marques de
faiblesse: 104 d'entre eux refusent d'appliquer le tarif,
qu'ils dénoncent comme entrave à la
liberté des marchés et rejettent comme exorbitantes
les prétentions des Canuts, en matière de
salaire (10 Novembre 1831).
De là, découlent les colères ouvrières
et l'insurrection du 21 au 24 Novembre.
La monarchie française envoie 20.000 hommes de troupe
et 150 canons pour réprimer "l'émeute".
C'est a cette époque que le ministre français
Casimir Perier déclarait: "Il faut que les ouvriers
sachent bien qu'il n'y a pas de remède pour eux que
la patience et la résignation !".
1834 : seconde insurrection des canuts
Ils occupent les hauteurs de Lyon et feront face pendant
6 jours a 12.000 soldats.
En 1840 : grèves
Importantes grèves corporatives se déroulent
en France.
1848 : les "trois huit"
A partir de 1848, les dirigeants ouvriers axent leurs revendications
sur la journée de 8 heures, comprise dans une perspective
d'éducation ouvrière: huit heures de travail,
huit heures de repos et huit heures pour s'instruire et cultiver
son corps.
1848, c'est aussi l'année de la publication du "Manifeste
communiste" de Karl Marx.
Le 22 février 1848 manifestation monstre à
Paris, chute de la monarchie et naissance de la IIe République.
Le 23 juin 1848 sur 120.000 ouvriers licenciés par
les Ateliers nationaux, 20.000 descendent dans la rue. Ils
forment jusqu'à 400 barricades.
La Commission exécutive charge le général
Louis Eugène Cavaignac de la répression. Celle-ci
est terrible, à la mesure de l'effroi qu'éprouvent
les bourgeois de l'Assemblée.
En trois jours de combat, du 23 au 26 juin, on relève
4.000 morts parmi les insurgés et 1.600 parmi les forces
de l'ordre. Le gouvernement républicain arrête
25.000 personnes et 15.000 déportés et emprisonnes
sans jugement.
Troisième insurrection des canuts.
1864 : premier international
En 1864, est crée la Première Internationale
Ouvrière et dans les pays industriels, malgré
des
difficultés énormes, le syndicalisme commence
a s'organiser.
1868 : les huit heures aux Etats-Unis
Le gouvernement américain accorde, en 1868, la journée
de huit heures à tous les journaliers, ouvriers, artisans,
employés par l'administration fédérale.
Me la n'est pas appliquée. Aussi, en 1881, la Fédération
américaine du Travail (A.F.L.) décide de passer
a l'action.
1871 : la Commune
Le 18 mars 1871, a la suite de la guerre franco- allemande
de 1870, une révolte populaire éclate a Paris.
La Commune de Paris est crée.
Elle sera écrasée quelques semaines plus tard
par l'alliance des bourgeoisies française et
allemande avec Thiers et Bismarck.
25.000 travailleurs parisiens seront massacres par les forces
de répression, les cadavres seront brûles, 38.500
arrestations seront opérées, 13.700 seront condamnes
a des peines allant jusqu'a 90 années de prison, 3.000
mourront dans les pontons, la prison, le bagne et l'exil.
1873-1895 : des grèves violentes
En 1873, en Angleterre et surtout en 1899 a Londres ou les
dockers arrêtent tout travail.
En Allemagne, grèves et manifestations des travailleurs
de la Ruhr.
1884 : congrès de l'American Federation of Labor
Au cours de leur congrès de 1884, les syndicats étasuniens
se donnent deux ans pour imposer aux patrons une limitation
de la journée de travail à huit heures.
Ils choisissent de débuter leur action le 1er mai parce
que beaucoup d'entreprises américaines
entament ce jour-là leur année comptable.
1886 : la grève de Chicago
En 1886, le Congres National du Travail, aux Etats-Unis,
marque la volonté d'obtenir le résultat de le
: 8 heures de travail, 8 heures de repos, 8 heures d'éducation.
Le 1er mai 1886, la pression syndicale permet à environ
200.000 travailleurs d'obtenir la journée de huit heures.
D'autres travailleurs, moins chanceux, entament une grève.
Ils sont environ 340.000 dans tout le pays.
Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes
de la société McCormick
Harvester, à Chicago.
Une marche de protestation a lieu le lendemain et dans la
soirée, tandis que la manifestation se disperse à
Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face
à autant de policiers.
C'est alors qu'une bombe explose devant les forces de l'ordre.
Elle fait une quinzaine de morts
dans les rangs de la police.
Trois syndicalistes anarchistes sont jugés et condamnés
à la prison à perpétuité. Cinq
autres sont pendus le 11 novembre 1886 malgré des preuves
incertaines.
Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à
Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l'un
des condamnés, Augustin Spies: "Le jour viendra
où notre silence sera plus puissant que les voix que
vous étranglez aujourd'hui".
En France, le sang coule a Decazeville.
En 1886 également, en Belgique revoltes populaires
et fusillades a Roux et publication du
"Catéchisme du Peuple" d'Alfred Defuisseaux,
etc...
1889 : le congrès de la IIe Internationale
C'est à Paris l'année même du premier
centenaire de la Révolution française que blanquistes
et guesdistes tiennent au 42, rue Rochechouart, salle des
Fantaisies parisiennes, le deuxième congrès
de l'Internationale socialiste. Ce congrès décide
qu'il sera "organisé une grande manifestation
à date fixe de manière que dans tous les pays
et dans toutes les villes à la fois, le même
jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics
en demeure de réduire légalement à huit
heures la journée de travail et d'appliquer les autres
résolutions du congrès. Attendu qu'une semblable
manifestation a été déjà décidée
pour le 1er mai 1890 par l'Afl, dans son congrès de
décembre 1888 tenu à Saint Louis, cette date
est adoptée pour la manifestation."
1891 : Fourmies
Dans une petite ville du nord de la France, une manifestation
pacifique se rend en cortège à la
mairie. La troupe, équipée des tout nouveaux
fusils Lebel et Chassepot d'une portée de tir
supérieure à deux kilomètres, tire à
bout portant sur la foule. Parmi les morts, huit victimes
ont moins de vingt et un ans, dont la jeune ouvrière
Marie Blondeau et un jeune conscrit du nom d'Edouard Giloteaux.
Habillée de blanc et les bras couverts de fleurs, Marie
Blondeau restera longtemps dans l'imagerie populaire comme
une sorte de Vierge profane. Avec ce nouveau drame, le 1er
mai s'enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.
Quelques mois plus tard, à Bruxelles, l'Internationale
socialiste renouvelle le caractère
revendicatif et international du 1er mai.
1919 : le traité de Versailles
La fin de la Première Guerre mondiale va sonner en
deux temps l'avènement de la journée de huit
heures. D'abord la loi du 23 avril sur les huit heures est
publiée au Journal officiel de la
République française le 25avril. Ensuite, le
22 juin est signé (pour la France par Georges
Clemenceau, par le président Wilson pour les Etats-Unis
et par Llyod George pour la Grande-
Bretagne) le traité de Versailles qui fixe dans son
article 247 "l'adoption de la journée de huit
heures ou de la semaine de quarante-huit heures comme but
à atteindre partout où elle n'a pas encore été
obtenue". La fin de la guerre est aussi l'occasion de
mettre en place la Sdn (Société des nations)
ainsi que l'Organisation internationale du travail (OIT).
Si la Sdn a été remplacée, depuis, par
l'Onu, l'Oit, elle, a survécu au second conflit mondial.
Dès lors les manifestations du 1er Mai porteront d'autres
revendications que la journée de huit heures tout en
poursuivant ce grand rêve prolétarien de l'époque:
la société libérée du travail
contraint. En attendant que le droit à la paresse revendiqué
par le gendre de Karl Marx soit établi, le mouvement
ouvrier va partir à la conquête des congés
payés. A Paris, les manifestants se heurtent à
la police et deux ouvriers sont tues.
1920 : en Russie
En 1920, la Russie communiste décide que le 1er mai
sera désormais chômé et deviendra la fête
légale du travail. Son exemple est suivi dans la plupart
des autres pays sous la poussée des
syndicats d'obédience communiste.
1926 : la revendication des congés payés
C'est sans aucun doute à l'occasion du congrès
que tient la Cgt en 1926 (une partie de ses membres est allée
fonder la Cgt- Unitaire) qu'apparaît pour la première
fois la revendication des congés payés pour
tous les salariés (certaines professions les ont déjà
obtenus). C'est également en 1926 que la Cgt prend
position en faveur des assurances sociales. Une question qui
n'avait rien de consensuel puisqu'à l'époque
des syndicalistes étaient contre toute cotisation payée
par les salariés.
1929 : la montée des périls en Allemagne
Dans l'histoire sociale et politique allemande ce 1er Mai
1929 restera marqué d'une pierre noire.
Les manifestations sont interdites à Berlin par le
préfet Zoot Giebel. Les manifestants passent
outre l'interdiction. La répression sera sanglante.
Elle fera trente-trois morts et deux cents
blessés. La division entre les communistes et socialistes
est à son comble.
1936 : le 1er Mai du Front populaire
Dans l'histoire du 1er Mai l'année 1936 est certainement
une des plus importantes. Plusieurs
événements vont la marquer. D'abord dès
le mois de mars se tient du 2 au 6 mars le congrès
au cours duquel la Cgt se réunifie. Ensuite la manifestation
du 1er Mai tombe deux jours avant les élections législatives
qui vont porter au pouvoir les forces politiques du Front
populaire. Enfin après un mouvement de grève
mémorable sont signés en juin les accords de
Matignon qui légalisent la semaine de quarante heures,
les congés payés ainsi que les conventions collectives.
L'année suivante le 1er Mai 1937 aura lieu sans doute
la plus grande manifestation jamais organisée en France.
1941 : la fête du Travail
Le 24 avril 1941, pendant l'occupation allemande, le 1er
mai est officiellement désigné comme la Fête
du Travail et de la Concorde sociale et devient chômé,
à l'initiative de René Belin. Cet ancien dirigeant
de l'aile anticommuniste de la CGT (Confédération
Générale du Travail) était devenu secrétaire
d'État au Travail dans le gouvernement du maréchal
Pétain.
La radio ne manque pas de souligner que le 1er mai coïncide
aussi avec la fête du saint patron du Maréchal,
Saint Philippe (aujourd'hui, ce dernier est fêté
le 3 mai)!
1947 : journée chômée
En avril 1947, sur proposition du député socialiste
Daniel Mayer et avec l'accord du ministre du Travail, le communiste
Ambroise Croizat, le 1er Mai devient dans toutes les entreprises
publiques et privées un jour chômé et
payé. Cependant le 1erMai ne sera pas assimilé
à une fête légale.
1954 : les manifestations sont interdites
Alors que la guerre d'Indochine se termine pour les autorités
françaises avec la partition du
Vietnam, une autre guerre, une guerre sans nom commence en
Algérie. Elle va durer huit ans.
Dès lors les manifestations seront interdites dans
Paris. Celle du 1er Mai 1954 se transformera en un rassemblement
sur la pelouse de Reuilly. Il faudra attendre quinze années
c'est-à-dire 1968 pour qu'à l'initiative de
la Cgt, à nouveau, le monde du travail se donne rendez-vous
dans les rues de Paris pour défiler un 1er Mai. Le
cortège partira de la République pour se rendre
à la Bastille, symbole des libertés recouvrées.
Depuis, les cortèges du 1er Mai ont connu des fortunes
diverses. La manifestation la plus importante de l'après
mai 1968 fut probablement celle de 1975, qui fut prétexte
à fêter la fin de la guerre de Vietnam.
LA FETE DU TRAVAIL DANS LE MONDE
Aujourd'hui, la Fête du Travail est commémorée
par un jour chômé le 1er mai dans la plupart
des pays... mais pas dans tous.
En Belgique (et au Luxembourg)
Le 1er mai est chômé et les partis socialistes
en profitent pour défiler et réaffirmer leur
ancrage à gauche. Notons qu'au milieu du XXe siècle,
le 1er mai socialiste fut concurrencé par les cortèges
"Rerum Novarum" de l'abbé Joseph Cardijn,
fondateur de la Jeunesse Ouvrière Catholique (JOC).
Ces cortèges d'ouvriers chrétiens avaient lieu
le jour de l'Ascension.
En Allemagne
Le 1er mai est chômé. Il donne aussi lieu à
des réjouissances en l'honneur du printemps selon le
rite ancestral de l'arbre de mai, que l'on retrouve dans différentes
régions d'Europe (on peut
lire à ce propos un très joli poème de
Victor Hugo).
En certains endroits, comme à Stuttgart, les enfants
profitent de la nuit précédant le 1er mai
pour faire des farces d'une façon qui rappelle Halloween.
Aux Pays-Bas
Le 1er mai reste ordinairement ouvré. Idem en Suisse.
Quelques entreprises et organisations
internationales concèdent cependant à leur personnel
un jour de congé en l'honneur de la fête du Travail.
À noter que le canton de Fribourg commémore
le 1er mai... l'arrivée du printemps, avec chants et
distribution de friandises aux enfants.
En Israël
On ne chôme pas le 1er mai, bien que l'État
juif ait été fondé par des militants
socialistes.
Au Royaume-Uni.
Ce n'est pas le 1er mai qui est chômé mais le
premier lundi de mai... ce qui permet aux salariés
de bénéficier chaque année d'un week-end
prolongé.
Aux États-Unis
Le "Labor Day" (ou Jour du Travail) ne doit rien
à la fameuse journée de 1886.
Il tire ses origines d'une grève des cheminots qui,
en 1894, avaient voulu soutenir les ouvriers de l'entreprise
Pullman, eux- mêmes en grève contre leur employeur.
Le président américain Grover Cleveland n'avait
pas hésité à envoyer 12.000 hommes de
troupe pour briser le mouvement et deux hommes furent tués
au cours des affrontements, à Kensington, près
de Chicago.
La grève fut déclarée terminée
le 3 août 1894, les ouvriers de Pullman prenant même
l'engagement de ne plus se syndiquer.
Les citoyens américains s'étant indignés
des méthodes brutales du président Cleveland,
leurs
représentants de Washington réussirent à
faire passer la proposition d'un jour chômé pour
honorer les travailleurs.
Le président lui-même signa le projet de loi
six jours à peine après l'intervention de l'armée,
dans l'espoir de se faire réélire la même
année... Mais cet espoir s'avéra vain.
Au Canada
La Fête du Travail est célébrée
le 1er lundi de septembre (les puissants syndicats nord-
américains comme l'AFL-CIO n'ont pas voulu s'aligner
sur les syndicats européens d'obédience
communiste).
Quelques syndicats québécois manifestent néanmoins
le 1er mai en solidarité avec leurs homologues européens.
En Australie
Quelques syndicats socialistes ou communistes défilent
aussi à l'occasion du 1er mai. Mais la fête du
Travail est officiellement commémorée à
d'autres dates: le 4 mars en Australie occidentale, le 11
mars dans l'État de Victoria, le 6 mai dans le Queensland
et le territoire du Nord, le 7 octobre à Canberra (la
capitale), en Nouvelle Galles du Sud (Sydney) et en Australie
méridionale.
Amérique latine, Brésil compris
Commémore la fête du Travail en chômant
le 1er mai. Mais, comme ailleurs, les défilés
syndicaux ont largement cédé la place à
des activités ludiques: pique-niques, football,...
Au Mexique
Dans l'État de Sinaloa, le 1er mai marque la fête
de l'été avec la fin de la récolte des
tomates
et d'autres produits agricoles.
Au Paraguay
En 2002, le chef de l'État a tenté de remplacer
le 1er mai par le premier lundi de mai (à la
manière britannique). Mais l'opinion publique a rejeté
cette réforme.
En Europe de l'est, en Pologne en particulier
Le 1er mai est toujours chômé mais les défilés,
qui étaient quasiment obligatoires sous le régime
communiste, ne font plus recette.
En Japon
Ne célèbrent pas la fête du Travail mais
la première semaine de mai, dite dorée, donne
lieu à des festivités et des jours chômés.
En Russie
Le nouveau tsar Yeltsine, marionnette du capitalisme international
et de l'Occident, a transforme officiellement la journée
en "Fête du muguet".
LIBERER LES TRAVAILLEURS
Bien que le 1er Mai ait souvent perdu son caractère
de grève, dans la mesure ou ce jour est devenu un jour
férie et paye, les organisations ouvrières ont
toujours voulu lui maintenir son caractère de manifestation
pour la libération des travailleurs.
Ce qui n'empêche évidemment pas les organisations
ouvrières et communistes de poursuivre les manifestations
et les mobilisations pour un nouveau monde et contre le system
bourgeois.
29.04.2003
Collectif Bellaciao
http://www.bellaciao.org
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