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Ouagadougou, Burkina Faso
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Le Burkina Faso, carte politique.

Samedi 5 Avril - Ouagadougou

On the road again.. C'est génial !

De retour pour quelques mois dans l'inconnu, la découverte, le voyage..
De retour à la recherche des différences, à la rencontre des gens de l'autre coté du monde..

Comment partagez mes sensations aujourd'hui?

Eliane nous accueille à l'aéroport.. Pas en mobylette heureseusement..

A peine arrivé, six heures de vol et une soirée au Burkina Faso, et tout est tellement différent..
Je me demandais, après avoir tant baroudé, ce que je ressentirais en arrivant ici..
Sans jamais y avoir mis les pieds, je pensais que je connaissais l'Afrique.
Et bien non, je vous rassure. Meme si je retrouve les caractéristiques des pays sous-développés, je sens deja que l'ambiance est bien particulière.

Treve de bla-bla. Du carnet de route pur et dur :
Samedi 5 avril matin, 12H00 : nous emballons les derniers trucs dans du papier cadeau.
C'est pas qu'on veuille jouer les pere noel, mais nous sommes 3 blancs à débarquer avec pas mal de matos, et on souhaite éviter les ennuis avec les douaniers africains.
On s'envole de Genève, un transfert rapide à Charles de Gaulles, un James Bond dans l'avion, et enfin s'ouvre les portes de l'avion sur le sol Burkinabé !

Premier truc : la chaleur. 35c à 21H00. On sent la peau rougir sous la pression.
Il goutte. C'est le second truc. Pas la pluie, le langage. En une soirée, nous découvrons une multitude d'expression trés riche. Comme il goutte. Comme le parkeur. Et bien d'autres encore.
Nous arrivons pour prendre les bagages, et c'est éliane, une des responsables du projet cooperation au Burkina, qui est deja la pour nous accueillir, et nous donner la bienvenue dans leur pays. Adolphe est la aussi, et apres un rapide passage en douane (le papier-cadeau ayant bien servi..), nous nous retrouvons sur la route de l'hotel.

Premier hotel : la maison de retraire Antoine Nanga - Secteur 9 de Ouaga

Route assez correcte, foules de mobylettes et de passants, maisons délabrées, en construction. Trottoirs inexistants. Cases de bois. Marchands ambulants. Vie. Vie qui grouille partout. Tout le temps. Mort aussi. Mort qui te saisit. Mort qui vient faucher la vie d'un jeune, de deux jeunes en mobylette. Triste réalité, accident saisi par hasard, accident si rare selon nos hotes, message du moment qui nous rapelle soudain à la dure réalité de ce monde sauvage..

On se rend malgré ce triste sort, au restaurant d'à coté, ou nous allons pouvoir apprécier, difficile enchainement pour l'auteur, la délicate fraicheur d'une bière blonde glacée, sur une terrasse extérieure par une température de 35c..
Plaisir infini, la Flag se déguste partout, légère et douce, nous apprécions avec la rigueur nécessaire son arome délicat.. Calmons nous, c'est jamais qu'une bière..

Avant de passer à table, lavons nous les mains. Il n'y a pas d'eau.. Autre réalité, dans la capitale, plus de 2 millions d'habitants vivent avec des coupures d'eau quotidienne pendant la saison chaude (maintenant..) Le cours d'eau et les réservoirs en place ne fournissent pas assez d'eau pour tous. Alors, on partage, et chaque secteur de la ville a ses heures sans eau quotidien.

La rue à Ouagadougou : les grandes artères en goudron sont nombreuses, mais la majorité des routes sont ainsi..

Par chance, jusque la, et meme si nous mangeons à la lueur d'une bougie, l'électricité ne manque pas. Fin du resto, nous sommes invités par le frère d'éliane, à "La Rive Gauche", son night club qui vient d'ouvrir. 8 pelés sur la piste de danse. Le son à fond de pelle entre rythmes congolais, dance des années 80 et hits pop américains.. Heureusement, l'accueil est chaleureux, la clim est bien réglée, et la première tournée vite finie.
Nous pouvons rejoindre l'hotel. Demain matin, ni trop tot, ni trop tard, nous nous rendrons au grand marché tater l'ambiance africaine. Et pour ma part m'équiper d'une paire de sandales en pneus.. Passionant les carnets de route de Zoul, hein?

Feriez mieux de vous désabonner avant que je recommence à parler de politique ou à vous faire des leçons de moral...

Non je déconne, je suis vraiment heureux de reprendre la route, et j'espere que cette aventure se prolongera au dela des trois mois qui sont prévus pour le moment..

Charles Nagalo : un jeune qui veut absolument que je le prenne en photo.. Et que je paye pour cela. Je lui propose un deal, je lui envoie la photo par email, mais c'est à lui de me payer pour la photo. On s'arrange comme ça : personne ne paye et je lui envoie la photo. Marché conclu..


 
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