Lundi 7
Avril - Ouagadougou
Réveillé par le soleil.
Il n'est pas 10h00. Nous avons passé notre première
nuit dehors.
Le frère d'éliane nous reçoit chez lui
dans une cité de Ouagadougou.
Des centaines de maisons semblables les unes aux autres s'étalent
sur des kilométres.
Un quartier résidentiel pour les gens aisés.
Le dédale des rues est un vrai labyrinthe.
Nous apprécions un bon café au lait, un jus
d'orange fameux et quelques croissants qui n'ont rien à
envier aux boulangeries d'Europe, sur une terrasse en face
d'une route trés fréquenté de Ouagadougou.
Le specatcle de la rue est fascinant. Je resterai des heures
à contempler le passage des gens, l'activité
frémissante. Ephrém nous apprend beaucoup sur
la vie des gens.
Les scarifications sur le visage de nombreuses personnes représentent
les ethnies, affirment la provenance, l'origine de chacun
des habitants. Cette pratique est heureusement en perte de
vitesse, et ne reste pratiqué que dans la brousse profonde,
ou par quelques "zozos hors séries traditionnalistes",
selon lui...
Nous filons ensuite au centre ou nous retrouvons une ambiance
studieuse. 6 Jeunes nous attendent et remplissent déjà
le formulaire de candidature, qui leur servira à constituer
leur profil sur le portail de la coopération au Burkina
qui vient juste d'être mis en place : www.coopfaso.net,
qu'ils rempliront peu à peu, et qui sera leur outil
principal de travail.
La formation commence avec la réalisation de leurs
sites sur l'ancien site cooperation. Ils sont tous très
doués. Nous avançons bien. Aprés tout
cela, nous terminons la formation par une série de
questions-réponses sur le projet. Les doutes sont nombreux,
mais l'enthousiasme est au rendez-vous après quelques
éclaircissements. Ils sont issus pour 5 d'entre eux
d'une école d'Informatique supérieur. Ils sont
donc surpris de la simplicité des choses que nous leur
faisons réaliser. Mais je reviendrais au fur et à
mesure sur ce genre de considérations.
Revenons plutot à notre fin de journée que nous
concluons autour d'un bon repas de "poisson à
la braise", de "poulet au rabilé" tout
ça grillé au barbecue, en sauce, accompagné
de quelques frites dans le jus. Ce repas pris dans un restau
au bord de la route, avec les mains, est un vrai régal,
la température est douce, nous savourons ce moment
de détente aprés cette longue journée.
Nous décidons de prolonger ce moment agéable
en allant déguster un dernier verre au centre-ville.
Hélas, on essaye de nous arnaquer en augmentant le
prix de chaque consommation, et meme en ajoutant des choses
que nous n'avons pas bu. Notre vigilance les surprend, et
l'ambiance se tend quelque peu. C'est assez surprenant pour
le Burkina, ou l'ambiance reste toujours assez tranquille.
Mais nous n'allons pas rester sur ce mauvais sentiment : sur
le chemin du retour, Ephrem croise une bande d'amis qui sirotent
sur une terasse, nous nous arretons donc les rejoindre.
L'alcool a déjà bien coulé est la discussion
est joyeuse. Pour feter notre présence, la propriétaire
ouvre deux bouteilles de vin. Il n'est pas pour ainsi dire
délicieux. Mais avec quelques glaçons (sic)
et quelques olives et leur jus (double sic), il devient agréable
au doux.
Nous sommes tous d'accord que ce vin manque de sel. Le Burkina,
pays des mélanges. On rigole joyeusement et allons
nous coucher aprés de bons fous rires avec nos nouveaux
amis.
L'Afrique nous offre le meilleur d'elle-même pour ces
premiers jours.
C'est encourageant, motivant, et déjà je sais
qu'il sera difficile de repartir.
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