<< Le jour du départ
Guadalajara, Mexique
Mai 1998
Le voyage folklorique : jour 2 >>


1er juin 1998, Guadalajara, Jalisco -> San Cristobal de las casas, Chiapas

"Rien pour la guerre, tout pour la paix"
Chiapaz/Justicia. Assemblée Jaliscéenne pour la paix.


Un journal national raconte aussi notre aventure..

Malgrè la chaleur, la tension et les soubresauts, on apprend à se connaitre, et on profite du temps que l'on a à passer ensemble pour se raconter nos vies..
Agustin a participé à la guérilla au Nicaragua..
Les journalistes savent beaucoup de choses, eux aussi...

L'article ci-contre dit :

"Jour 1. Nuit du dimanche. 31 mai.

Claustrophobes s'abstenir. Les sacs de grain, pâtes, chaussures, azadones, et même des molinos pour le mais occupent les 2/3 du camion qui peut contenir une quinzaine de tonnes. Là où il reste de l'espace, en dessous de la bâche, voyagent 7 personnes, dont el "yé-yé"(moi-même, c'est ainsi qu'ils m'ont surnommé, non pas pour ma coupe à la Clo-clo mais pour ma facheuse tendance à répéter "yéyé" à chaque fin de phrase....ndmm), un étudiant français, qui n'a pas un sou en poche.
Une autre personne servira de co-pilote.

La bâche accentue la chaleur. El Thorton part à minuit, de la plaza Liberacion de Guadalajara à destination de San cristobal de las casas, Chiapas.

Les règles pour ceux de derrière sont claires. Il est interdit de boire de trop, il y aura peu d'arrêts. Le son d'un klaxon signifie qu'il y a danger : polices fédérales ou barrages militaires. La consigne est d'observer un silence absolu, et si possible, se camoufler comme on peut entre les sacs et les cartons. Voyager à l'arrière est interdit, encore plus avec un étranger.

Sara a eu la bonne idée d'emmener une paire de talkie-walkie, pour rester en contact avec la cabine. Après deux heures de route, les sacs commencent à trouver leurs places.
Certains n'ont pas eu la chance de trouver une position confortable, et n'arrêtent pas de remuer. La tête de ceux qui sont le plus haut arrive à peine à 40 centimétres de la bâche. Quelqu'un remarque comme il doit être difficile de passer une frontière de façon clandestine. Les ronflements d'Agustin se font de plus en plus présents.

Dans le camion, sous la bâche, la chaleur est terrible...


La première alarme retentit, quelqu'un remue Agustin pour qu'il s'arrête de ronfler. Les uns d'abord, les autres ensuite, tout le monde finit par s'endormir.
La consigne de ne pas boire était justifiée, le camion ne s'arretera pas avant le lendemain matin, dans le village La Aduana, Hidalgo. Sitôt arrêté, tout le monde court aux toilettes."

Réunion sympa dans le camion..

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