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| Un
journal national raconte aussi notre aventure.. |
Malgrè la chaleur, la tension et les soubresauts,
on apprend à se connaitre, et on profite du temps
que l'on a à passer ensemble pour se raconter
nos vies..
Agustin a participé à la guérilla
au Nicaragua..
Les journalistes savent beaucoup de choses, eux aussi...
L'article ci-contre dit :
"Jour 1. Nuit du dimanche. 31 mai.
Claustrophobes s'abstenir. Les sacs de grain, pâtes,
chaussures, azadones, et même des molinos pour
le mais occupent les 2/3 du camion qui peut contenir
une quinzaine de tonnes. Là où il reste
de l'espace, en dessous de la bâche, voyagent
7 personnes, dont el "yé-yé"(moi-même,
c'est ainsi qu'ils m'ont surnommé, non pas pour
ma coupe à la Clo-clo mais pour ma facheuse tendance
à répéter "yéyé"
à chaque fin de phrase....ndmm), un étudiant
français, qui n'a pas un sou en poche.
Une autre personne servira de co-pilote.
La bâche accentue la chaleur. El Thorton part
à minuit, de la plaza Liberacion de Guadalajara
à destination de San cristobal de las casas,
Chiapas.
Les règles pour ceux de derrière sont
claires. Il est interdit de boire de trop, il y aura
peu d'arrêts. Le son d'un klaxon signifie qu'il
y a danger : polices fédérales ou barrages
militaires. La consigne est d'observer un silence absolu,
et si possible, se camoufler comme on peut entre les
sacs et les cartons. Voyager à l'arrière
est interdit, encore plus avec un étranger.
Sara a eu la bonne idée d'emmener une paire
de talkie-walkie, pour rester en contact avec la cabine.
Après deux heures de route, les sacs commencent
à trouver leurs places.
Certains n'ont pas eu la chance de trouver une position
confortable, et n'arrêtent pas de remuer. La tête
de ceux qui sont le plus haut arrive à peine
à 40 centimétres de la bâche. Quelqu'un
remarque comme il doit être difficile de passer
une frontière de façon clandestine. Les
ronflements d'Agustin se font de plus en plus présents.
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| Dans
le camion, sous la bâche, la chaleur est terrible... |
La première alarme retentit, quelqu'un remue
Agustin pour qu'il s'arrête de ronfler. Les uns
d'abord, les autres ensuite, tout le monde finit par
s'endormir.
La consigne de ne pas boire était justifiée,
le camion ne s'arretera pas avant le lendemain matin,
dans le village La Aduana, Hidalgo. Sitôt arrêté,
tout le monde court aux toilettes."
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| Réunion
sympa dans le camion.. |
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